Les défis de notre temps sont notre cadre d'action.


Verdi met au service de ses clients l’ensemble des expertises de l'aménagement des territoires et de la construction afin de concevoir des solutions innovantes :
Cadre de vie
 
Territoires
Bâtiment durable
Mobilités
 
Équilibre des ressources
 
Transition énergétique
Gestion des ressources
Biodiversité
Réinventer les territoires à partir des usages

Adeptes d’une ingénierie territoriale humaniste et engagée, notre boussole est la compréhension en profondeur des usagers et des évolutions passées et futures de leurs modes de vie. Notre démarche est celle de l’intelligence collective, au croisement des expériences vécues, des expertises techniques et de la créativité de chacun.
Innover en designer

On ne peut plus continuer à concevoir des produits et des services pour une vie quotidienne dans laquelle la planète, ses cycles et ses contraintes n’existent pas. C’est dans ce cadre que nous déployons nos efforts en matière d’innovation. Nous le faisons avec ceux qui savent, ceux qui vivront les lieux.
Avec humilité, ingéniosité,
nous visons l’harmonie.
Verdi est un groupe familial indépendant de, planneurs, ingénieurs, architectes, urbanistes, écologues-environnementalistes, consultants… et spécialistes techniques, ouvrant sur tous les aspects de l’aménagement des territoires et de la construction.
 
Ensembles, nous sommes
Designer de territoires

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Actualités
Sud-Ouest | 23.04.2026
Bordeaux, je ne paie pas un centime de chauffage !
Ces Bordelais qui se chauffent gratuitement grâce aux serveurs informatiques. Depuis 2018, les 49 logements de la résidence bordelaise Florestine sont équipés de radiateurs qui fonctionnent grâce à l'activité informatique et sans frais, ou presque. Explications.
Les locataires sont ravis. Depuis leur installation dans la résidence Florestine, dans le nord de la capitale girondine, leur facture de chauffage est à zéro. “ On ne paie pas 1 centime ”, se réjouit un jeune homme croisé en bas de l’immeuble. Chez lui, les quatre beaux radiateurs QH-1, noir et bois, créés par la société informatique française Qarnot, fonctionnent grâce à l’activité numérique des entreprises. “ Plutôt que d’avoir des ordinateurs dans un datacenter, on les a collés à un mur déguisé en radiateur”, décrivait Miroslav Sviezeny, cofondateur de Qarnot, dans une vidéo de présentation du projet.


Le radiateur QH-1, développé par la société informatique Qarnot. Collection personnelle

Récupération de la chaleur fatale
En d’autres termes, au lieu d’avoir regroupé les serveurs en un seul et même lieu qu’il aurait fallu refroidir par une climatisation pour éviter la surchauffe, ils ont été posés directement dans des appartements où l’énergie dégagée par les calculs informatiques pourrait servir à chauffer une pièce. C’est ce qu’on appelle la “ récupération de la chaleur fatale ”, ou perdue.
Chaque radiateur est aussi équipé d’un système électrique classique, qui peut prendre le relais en cas de besoin. “ Dans la théorie, ils avaient annoncé environ 70 % de chaleur fatale et 30 % d’électrique. Finalement, c’est plutôt du 50-50 dans le meilleur des cas ”, présente un responsable technique de Gironde Habitat, qui admet que cette expérimentation “ n’est pas à la hauteur des espérances ”.

Problèmes de régulation
Car il est vrai que cette innovation développée par Qarnot, spécialisée dans la fourniture de puissance de calcul, avait de quoi faire rêver. Alors que, selon l’Ademe, la consommation énergétique du numérique représente en France près de 30 millions de tonnes de CO2, soit “ un peu moins que les émissions totales du secteur des poids lourds ”, et que 46 % de ces émissions sont issues des centres de données (moteurs de recherche, cloud, vidéos à la demande, réseaux sociaux, IA…), l’idée de recycler une partie de cette énergie perdue pour le bien-être des habitants était “ très bonne ”, confie le responsable.
Or, “ le résultat est plutôt contrasté ”, dit-il. En cause : des problèmes de régulation de la chaleur délivrée, qui dépend de l’activité des microprocesseurs. “ Là, ils sont à 18 °C et il y en a un qui s’est mis à 26 °C, je ne sais pas pourquoi. Quand il commence à faire chaud dehors, je les débranche carrément pour éviter le problème. Car le réglage ne marche pas bien ”, raconte le locataire.

Puissance de calcul
Et, à l’inverse, quand il fait froid et qu’il n’y a pas de chauffe numérique car pas d’activité professionnelle (un week-end, par exemple), la résistance électrique se déclenche, ce qui occasionne des coûts pour Qarnot, qui, dans le contrat, doit prendre en charge cette dépense d’énergie d’appoint. “ Ce n’était pas rentable pour eux ”, pense notre interlocuteur chez Gironde Habitat, qui précise que la société a mis un terme à la fabrication du QH-1 il y a quelques années.
Chez Gironde Habitat, qui gère 20 000 logements dans le département, même s’« il n’y a pas de solution miracle », les équipes sont toujours en quête d’innovation. “ Face à la situation géopolitique, on souhaiterait surtout ne plus dépendre que d’une seule source d’énergie. Le mieux serait d’avoir des équipements qui se régulent en fonction des prix du marché. ”
Filière3e | 20.03.2026
Le Quesnoy,
clair de lune
sur les remparts
Le Quesnoy fait partie du parc naturel régional de l'Avesnois. À quelques mètres seulement du centre-ville s'étendent des espaces naturels préservés de l'urbanisation et de son éclairage. Stéphane Servant et Soizick Bihen ont créé une mise en valeur des fortifications qui leur a valu le prix ACEtylène 2025 du patrimoine bâti.
En 2020, la municipalité du Quesnoy attribue à Stéphane Servant l’étude d’éclairage des remparts de la ville. Le concepteur lumière définit une charte sur le périmètre des fortifications avec pour objectif de préserver et d’améliorer la qualité du site la nuit, afin de permettre aux promeneurs de profiter du ciel nocturne tout en respectant la faune et la flore…

Pour ce faire, le projet prévoit la suppression de l’éclairage public au sein du périmètre. La zone « Clair de lune » met en valeur les remparts eux-mêmes, tandis que les entrées, donc les portes, sont plus faiblement éclairées. La promenade verte – entre les deux lignes de remparts – fera l’objet d’une étude ultérieure.


La porte Fauroeulx © Nicolas Jouve

“ En 2021, Stéphane Servant a bien avancé : le matériel d’éclairage est choisi, son implantation définie, explique Soizick Bihen, (Agence Soizick Bihen), mais, pour des raisons personnelles, il doit abandonner son métier et me confie alors le projet. Je n’ai quasiment rien modifié à son étude car le concept était judicieux, pertinent, attrayant et la municipalité l’avait approuvé. ” Le projet dépendait de la commune pour tout ce qui concernait la mise en lumière des fortifications, et de la communauté de communes pour l’éclairage public, ce qui nécessitait deux circuits distincts.
La ville du Quesnoy a été conquise en 1654 par Louis XIV qui a chargé Vauban de restaurer l’enceinte de la vieille cité. Au fil des siècles, la municipalité a préservé les remparts, qui totalisent cinq portes et huit bastions donnant accès au centre-ville.

Les boutisses à l’honneur
Les remparts sont ponctués de boutisses, pierres taillées placées dans le mur suivant sa longueur, de manière à ne montrer que le petit bout en parement, qui servaient à renforcer les fortifications pour les protéger contre les attaques. Ces boutisses forment des petits carrés blancs qui percent les murailles, créant un décor singulier que les concepteurs lumière ont voulu souligner.

“ Nous avons utilisé des projecteurs à gobos en 6 700 K, qui viennent redessiner les carrés de couleur claire, détaille Soizick Bihen, et les font ressortir par rapport à la brique qui, elle, est éclairée dans une couleur plus chaude, en 2 700 K, en contraste avec les boutisses. Ainsi, elles se révèlent sous une lumière sculptée, projetée avec finesse par les gobos qui en soulignent la matière et le rythme. ”


La porte Flamengrie © Nicolas Jouve

Cette écriture lumineuse, déclinée sur les portes d’accès au centre-ville, devient une signature nocturne identifiable, à la fois discrète et expressive. “ L’ensemble compose une harmonie douce entre texture, couleur et perception, inscrivant la lumière comme prolongement naturel de l’architecture ”, notent les concepteurs lumière.

Un patrimoine préservé
La charte lumière élaborée reposait sur la volonté d’assurer une zone préservée – Clair de lune – sur la ceinture de fortifications. “ Pour cette raison, l’éclairage public a quasiment disparu de toutes les entrées, souligne Soizick Bihen, et seule une lumière douce accompagne les piétons qui franchissent les ponts. Les bornes, de 90 cm de haut diffusent une lumière chaude, avec une optique à 180° de 2 700 K. ”

La porte Fauroeulx, dans son état actuel, date de 1887. Elle a remplacé une porte voûtée qui n’était plus adaptée à la circulation car, trop étroite, elle ne laissait pas passer les convois d’artillerie. Les passages latéraux sont destinés aux piétons. Cette porte est la seule qui n’ait pas souffert des événements de 1940. Deux mâts aiguilles, porteurs des projecteurs à gobos (dédiés aux boutisses), de ceux révélant la brique et ceux équipés de projecteurs d’éclairage public, marquent l’entrée pour ensuite laisser la place aux bornes disposées sur les ponts.

“ Des cache-flux ont été dessinés pour les cas les plus critiques afin de préserver la faune et la flore. Un système de gestion a permis de diminuer au maximum les niveaux d’éclairement. Les heures d’extinction des valorisations sont programmées selon les saisons, Le Quesnoy étant une ville touristique ”, précise Soizick Bihen.
La porte de La Flamengrie, qui conduit au beffroi, est éclairée de la même façon. Elle a été construite au XIVe siècle. La muraille a bénéficié lors de ce projet d’un chantier de réparation important, mené par François Bisman, architecte du patrimoine.


La porte de Valenciennes © Nicolas Jouve

La porte de Valenciennes, édifiée en 1400, possède une tour encore visible de nos jours. Modifiée au XIXe siècle sous Séré de Rivières, elle a été partiellement démolie au début de la Seconde Guerre mondiale. “ Les arches de ce pont constituent le seul espace naturel que nous avons éclairé, car il va faire partie de la future promenade nocturne qui sera aménagée ultérieurement en dessous ”, précise Soizick Bihen. Ainsi, une lumière dorée (2 200 K) caresse les sous-faces des arches.

“ La nuit venue, le noir y est intense et très peu perturbé par les éclairages artificiels. L’environnement est ainsi propice aux balades à la tombée de la nuit (heure bleue), au plaisir du crépuscule puis du clair de lune, à l’observation du ciel étoilé dans un contexte paysager et patrimonial exceptionnel ”, remarquent les concepteurs lumière.

Maîtrise d’ouvrage : Ville du Quesnoy
Maîtrise d’œuvre : François Bisman (architecte du Patrimoine) | Envergure (paysagistes concepteurs) | Verdi (bureau d’études techniques | Atelier S2 - Stéphane Servant, Agence Soizick Bihen (conception lumière) | Eaiffage Nord (installateur) | Derksen, iGuzzini (matériel d’éclairage)
Montant des travaux : 1 400 000 €
Montant des honoraires : 163 160 €
Le Moniteur | 13.02.2026
Douvrin, un bâtiment bois
se fond dans la zone d'activités
Avec ses allures de cabane et sa grande terrasse avec vue sur l'étang, ce bâtiment va trancher par rapport aux imposantes usines - dont une gigafactory - du parc des industries Artois-Flandres, à Douvrin (Pas-de-Calais).
Baptisé Motylus et livré au printemps prochain, il accueillera, entre autres, les équipes du syndicat intercommunal de la zone industrielle Artois-Flandres (Siziaf) qui pilote la zone d'activités de 460 ha. Lumineux, ouvert, en bois local, il sera totalement intégré au paysage, avec une large ouverture sur le plan d'eau d'environ 1 ha.

Pour soigner cet aspect, l'effort financier consacré aux aménagements extérieurs (3,4 M€ HT), comprenant de gros travaux d'étanchéification de l'étang, atteint quasiment celui dédié au bâtiment (3,6 M€ HT). La protection de la biodiversité fait également partie du projet avec, par exemple, la création de nichoirs ou d'hibernaculums pour batraciens. “ Nous voulons créer un lieu qui incarne l'ensemble de nos engagements sociaux et environnementaux. Un lieu de vie où il fasse bon travailler pour nos équipes, mais aussi pour les entreprises du parc. Il comprendra en effet des espaces de coworking, des bureaux, des salles mutualisées ou encore des services de proximité ”, résume André Kuchcinski, président du Siziaf.

Deux équipes de maitrise d'œuvre.
Pour créer ces 1000 m² SP exemplaires sur 4 000 m² de terrain le long d'une route nationale, le syndicat intercommunal, accompagné de VERDI (AMO) a retenu l'agence d'architecture Béal & Blanckaert. Cette dernière est entourée des BET TPF Ingénierie et DM Concept, ainsi que du paysagiste Fréderic Delesalle. Pour les aménagements extérieurs, la maîtrise d'œuvre est assurée par Egis, KVDS et Auddicé. “ Nous avons imaginé une conception bioclimatique et réduit au maximum les impacts environnementaux en proposant notamment un équipement flexible : deux pavillons rectangulaires réunis par un accueil central et complété de deux petits bâtiments ”, décrit Caroline Cany, architecte de Béal & Blanckaert qui a travaillé avec Fibois pour faciliter notamment l'approvisionnement en bois venu principalement des Vosges.

Ce matériau s'immisce en effet dans l'ensemble du projet. Il est utilisé pour les poteaux, les menuiseries et le bardage. La toiture et les panneaux acoustiques contiennent, eux, de la fibre de bois. Par ailleurs, l'isolant, produit à proximité, est constitué de coton recyclé. Une toiture végétalisée et de teinte claire, couplée à un dispositif de ventilation naturelle optimisé et de plancher chauffant, assure un confort maximal avec peu de consommation d'énergie.

Le réemploi de matériaux a aussi été mis en œuvre au sein des deux petits pavillons de 10 m² SP chacun, notamment en réutilisant la façade témoin réalisée en juin. Le chantier a été mené essentiellement par des entreprises locales, comme Ambois (charpente), Ramery Enveloppe (couverture), Bouillon (menuiseries extérieures), Module (plâtrerie) ou VATP (dalles et micropieux). A proximité, 10 000 m² de foncier restent disponibles pour développer des services complémentaires aux entreprises (restauration, loisirs, services…).
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